La VMC double flux, un gage de confort thermique

confort thermiqueLe « confort thermique » désigne le fait, pour les occupants d’une maison, d’un appartement ou d’un local professionnel, de ne ressentir ni de froid ni de chaleur excessifs. En quoi le renouvellement de l’air contribue à cet équilibre ?

S’il semble être le plus évident, la température de l’air ambiant n’est pourtant pas le seul critère à influer sur le confort thermique d’un bâtiment.
La température des parois est un autre facteur à considérer : un mur froid peut rafraîchir l’atmosphère d’une pièce, même chauffée.
Le taux d’humidité a aussi un impact : un air trop sec irrite les voies respiratoires, un air trop humide favorise le développement de moisissures et aggrave les allergies.
Les mouvements d’air comptent également : si un flux léger peut suffire à déconfiner un espace clos, une insufflation trop marquée peut être perçue comme un courant d’air désagréable.

Enfin, dernier critère, et non des moindres : la qualité de l’air, liée à la densité de CO₂, aux particules ou aux odeurs, affecte la santé et la perception globale du confort.

Quelle température idéale dans un logement en hiver ?

Certaines normes, comme l’indice PMV (Predicted Mean Vote), s’appuient sur ces différents paramètres pour mesurer le confort thermique d’un groupe de personnes au sein d’un même espace intérieur. Le PMV varie de –3 (sensation de froid intense) à +3 (chaleur intense) : une valeur proche de 0 indique que les occupants se sentent globalement bien.

En France, les repères habituels fixent la température idéale en hiver entre 19 et 21 °C dans les pièces de vie et à 17–18 °C dans les chambres. En été, il est généralement recommandé de ne pas dépasser les 25–26 °C. L’humidité relative dite « optimale » se situe entre 40 et 60 %, seuil au-delà duquel un inconfort physique plus ou moins important se fait ressentir.

fonctionnement d'une vmc double fluxDe fait, la ventilation mécanique contrôlée (VMC) double flux remplit une fonction stratégique. Son principe est simple : il s’agit d’extraire l’air vicié des pièces humides (cuisine, salle de bain, WC) et d’introduire de l’air neuf (préalablement filtré) dans les pièces de vie (salon, chambres…). Particularité du système double-flux, l’air entrant est préchauffé grâce à l’énergie récupérée de l’air sortant. Le transfert de chaleur est réalisé dans l’échangeur thermique.
Les meilleures centrales affichent des rendements supérieurs à 90 %. Concrètement, si l’air extérieur entre à 0 °C et que l’air intérieur est à 20 °C, un échangeur très performant (90 %) permet de souffler de l’air neuf à près de 18 °C. 

Cette faculté à insuffler dans le logement un air neuf tempéré, y compris quand l’air extérieur est négatif, est l’un des principaux avantages de la ventilation double flux.

Dans un logement visant la certification du Passive House Institute (PHI), une VMC doit insuffler un air d’au moins 16,5 °C lorsque les conditions de température « sont de +21°C en intérieur et de -10°C extérieur »**. La certification PHI atteste qu’un bâtiment consomme très peu d’énergie tout en garantissant un haut niveau de confort thermique.

Le confort thermique, aussi un enjeu sanitaire

Parce qu’elle réduit fortement les pertes liées au renouvellement d’air — qui peut représenter  jusqu’à 25% des déperditions de chaleur d’une maison* — la VMC double flux contribue directement au confort thermique. L’air neuf entrant dans le logement est insufflé à une température très proche de l’air intérieur, en toutes saisons. Elle évite la sensation désagréable de parois froides, de courant d’air, et les gradients de température entre les pièces : les points d’inconfort sont donc limités au sein du logement. 

En été, elle peut aussi limiter la surchauffe : la nuit, lorsque l’air extérieur est plus bas qu’à l’intérieur, la VMC double flux permet d’introduire directement cet air frais et d’évacuer l’air chaud : le rafraîchissement passif*** du logement est amélioré (bypass 100% automatique).

Les bénéfices d’un confort thermique optimal sont multiples. Pour les occupants, c’est un facteur de santé et de bien-être : il limite les risques de fatigue et/ou de troubles respiratoires, et empêche le développement de moisissures lié à une humidité mal gérée. Pour le bâti, un air sain et stable est aussi un gage de durabilité : la condensation est réduite, voire évitée et, avec elle, les dommages causés par la dégradation des enduits et peintures (cloquage, écaillage), le décollement des revêtements, le pourrissement des bois, la corrosion des éléments métalliques…
Cette ventilation performante n’occasionne ni déperdition thermique ni courant d’air. Les besoins en chauffage sont réduits, ce qui permet d’alléger les factures d’énergie.

***Le rafraîchissement passif consiste à faire baisser la température intérieure sans produire de froid (c’est-à-dire sans climatisation, compresseur ou machine frigorifique). Sur une VMC double flux, cette ventilation est possible grâce au by-pass, un petit élément qui permet à l’air plus frais de court-circuiter l’échangeur. Nos centrales de ventilation double flux sont équipées d’un by-pass 100% automatique de série.

Brink propose en complément un module externe de rafraîchissement adiabatique indirect (AIR COOLER) qui permet d’intensifier le rafraîchissement sur l’air.  

 

* En savoir plus : Guide pratique RENOVATION Isoler sa maison édité par l’ADEME

** Sources : https://passipedia.org/planning/building_services/ventilation, https://www.fiabitat.com/quel-est-le-rendement-dune-vmc/)